soutenance de thèse

Paul-Yannick Bitome Essono soutiendra sa thèse sur les diptères hématophages (glossines, stomoxes et tabanides) du Gabon le jeudi 10 Décembre 2015 à 10h à l'amphi Monge. Les soutenances de thèse sont publiques et les étudiants sont invités à y assister s'ils le souhaitent.

 

 

Identification, écologie et utilisation des diptères hématophages (glossines, stomoxes et tabanides) comme moyen d’échantillonnage non invasif de la faune sauvage dans quatre parcs du Gabon

Avec la mise en place des politiques de conservation de la biodiversité, le développement de l’écotourisme, l'extension de l'urbanisation vers les zones rurales et l'accroissement des populations humaines riveraines des parcs naturels, le contact homme-faune a considérablement augmenté. L’une des conséquences de cette proximité homme-faune pourrait être la transmission de maladies vectorielles d’origine zoonotique. La trypanosomiase humaine africaine (THA), communément appelée maladie du sommeil, par exemple, est une zoonose avec de nombreux foyers en Afrique sub-saharienne dont au Gabon. L’agent causatif est un trypanosome (Trypanosoma brucei gambiense) pouvant être hébergé par les bovidae sauvages ou les animaux domestiques comme le porc. Leur transmission est assurée par les mouches hématophages (glossines, stomoxes et tabanides). Avec l’arrivée et le développement des activités de chercheurs et d’écotourisme dans les parcs du Gabon, nous avons voulu caractériser ces trois groupes de mouches hématophages, en identifiant les espèces et les facteurs écologiques et climatiques qui régulent leur abondance. Par ailleurs, le nombre de maladies émergentes et ré émergentes humaines, leur virulence et leur vitesse de propagation ont connu une croissance alarmante ces dernières décennies. Cependant, 70 % d’entre elles proviennent d’animaux sauvages (VIH, Ebola, virus Nipah, H5N1, Arbovirus) et près de 75 % circulent via le sang. Nous avons donc tenté d’utiliser les repas sanguins des mouches hématophages (glossines, stomoxes et tabanides) pour essayer de détecter, de façon non invasive, d’éventuels agents infectieux pouvant circuler dans la faune sauvage des parcs prospectés.

Jury :

  • Philippe Solano, IRD-Cirad – rapporteur
  • Serge Morand, université Montpellier 2 – rapporteur
  • Loic Bollache, université de Bourgogne – examinateur
  • Marie-Jeanne Perrot-Minnot, université de Bourgogne – examinateur
  • Christophe Paupy, IRD Montpellier – examinateur
  • Gérard Duvallet, université Montpellier 3 – examinateur
  • François Bretagnolle, université de Bourgogne – directeur de thèse