séminaire du vendredi

"Evolution expérimentale de résistance comportementale" - Olivier Kaltz - CNRS, Ecologie et Evolution des Communautés, ISEM Montpellier - vendredi 29 janvier 2009, bât. Gabriel, amphi Ampère.

 

L'évitement des parasites est une première ligne de défense. Souvent, le taux de contacte avec les parasites est réduit par changement comportemental. Si le comportement est essentiel (alimentation, sexe, etc...), un changement peut imposer un trade-off entre résistance et réduction de croissance or reproduction. Donc, idéalement une résistance comportementale serait inductible plutôt que constitutive. Nous étudions différents aspects de la résistance comportementale dans des populations expérimentales du protozoaire Paramecium caudatum et du parasite, Holospora undulata. Ce parasite bactérien est transmis lors de l'ingestion des formes infectieuses avec des particules de nourriture. Dans des expériences à court-terme, nous avons exploré les effets de la densité des parasites et des hôtes sur le taux de contact avec le parasite et la probabilité d'infection (multiple). Dans une expérience à long-terme, nous avons testé si une résistance comportementale (inductible) avait évolué après 200-300 générations de coévolution avec le parasite, et si une telle résistance est coûteuse.

Olivier Kaltz,

CNRS CR1,

Ecologie et Evolution des Communautés,

ISEM Montpellier